Exposition à la galerie À l’Écu de France • Viroflay (78) – 2023
Parures exposées avec les photos de Philippe Denis (photo de l’affiche)

Matériaux pauvres et ornements ostentatoires peuvent eux aussi faire bijou : je revendique le bijou démesuré.
On dit que mon travail est imprégné des arts premiers et du baroque, je le dis [hors-norme], car je considère mes bijoux comme de la sculpture à la limite du portable.
Plasticienne et design-maker, je porte une réflexion sur l’art du paraître.
La barrière est ténue entre le bijou et le vêtement ; en Papouasie, les bijoux parures sont de vrais vêtements, je force le trait en donnant une image de la démesure…Je plébiscite le réemploi de matériaux, fil de cuivre, détournements de verre, textile, crin de cheval, corne ou os… et même en associant des produits industriels.
Paradoxalement, je vois souvent mes bijoux être achetés pour être juste exposés comme des sculptures.
“Suis-je encore dans le bijou?“










Poor materials and ostentatious embellishments can also be used to make jewellery: I champion excessive jewellery.
People say that my work is influenced by primitive art and the Baroque style, but I would describe it as [unconventional], because I consider my jewellery to be sculpture that can also be worn.
As a visual artist and design maker, I reflect on the art of appearance.
The line between jewellery and clothing is blurred; in Papua, jewellery is considered clothing, and I exaggerate this by creating an image of excess… I advocate the reuse of materials such as copper wire, repurposed glass, textiles, horsehair, horn and bone… and even industrial products.
Paradoxically, I often see my jewellery being bought just to be displayed like sculptures.
“Am I still working with jewellery?“
